Allez, on va tirer le roi !

La galette des Rois, traditionnellement consommée quelques jours avant et après l’Épiphanie, est dans la plus grande partie de la France (anciennement “langue d’oïl”) à base de pâte feuilletée, simplement dorée au four et mangée accompagnée de confitures ; elle peut également être fourrée avec diverses préparations : frangipane, fruits, crèmes, chocolat, compote de pommes… Pour rappel, la recette se trouve ici (^^)

Dans le Sud de la France (anciennement “langue d’oc”), on sert en revanche le gâteau des Rois, une brioche aux fruits confits en forme de couronne parfumée à la fleur d’oranger.

Tout commença pendant la Rome Antique (et non pas la romantique^^) quand les Romains désignaient un esclave comme “roi d’un jour” lors d’un banquet des Saturnales (fête d’inversion des rôles afin de déjouer les jours néfastes de la divinité Saturne). Cela permettait de resserrer les affections domestiques et donnait au “roi d’un jour” le pouvoir d’exaucer tous ses désirs pendant la journée (comme donner des ordres à son maître) avant d’être mis à mort, ou plus probablement de retourner à sa vie servile à l’issue de celle-ci.

Pour assurer une distribution aléatoire des parts de galette, il était de coutume que le plus jeune se place sous la table et nomme le bénéficiaire de la part qui était désignée par la personne chargée du service.


Les gâteaux à fève n’étaient pas réservés exclusivement au jour des Rois. On en faisait lorsqu’on voulait donner aux repas une gaieté bruyante. Un poète du XIIIe siècle, racontant une partie de plaisir qu’il avait faite chez un seigneur qui leur donnait une généreuse hospitalité, parle d’un gâteau à fève pétri par la châtelaine : “Si nous fit un gastel à fève”.

Jadis, l’usage voulait que l’on partage la galette en autant de parts que de convives, plus une. Cette dernière, appelée “part du Bon Dieu / de la Vierge / du pauvre” était destinée au premier pauvre qui se présenterait au logis.

On tirait les Rois même à la table de Louis XIV. Mais au XVIIIème siècle, avec les famines, puis la Révolution, le gâteau n’eut plus lieu d’être. Ce ne fut cependant que momentané, fort heureusement pour les gourmands, dont je fais partie, faut pas se le cacher~

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