Angélique

Angélique, Marquise des anges est un film d’aventure franco-italo-germano-espagnol qui est l’adaptation du roman éponyme sur lequel j’ai déjà écrit un article.

Je ne vais donc pas vous reparler de nouveau de la trame, mais plutôt des différences entre le film et le livre.

D’abord, il y a 5 films en tout :

1964 : Angélique, Marquise des anges 1965 : Merveilleuse Angélique 1966 : Angélique et le Roy 1967 : Indomptable Angélique 1968 : Angélique et le Sultan

Ensuite, la version cinéma est vraiment soft et édulcorée par rapport à la version papier, plutôt crue.

Le film se révèle relativement conforme à la version papier pour le peu de ce que j’en ai lu. Cependant de petites erreurs ou transformations se glissent ici et là :

– Angélique n’est pas envoyée au couvent par le prince de Condé (qui aurait souhaité l’éloigner après son imprudente déclaration sur un complot visant le roi), mais par son père le baron de Sancé après une escapade, indigne de son rang, au cours de laquelle elle se commet avec les paysans de son père. De même ce n’est pas le prince qui paye ses études mais le baron qui s’endette pour donner à ses enfants l’éducation qu’il convient à de jeunes nobles.

– Le baron ayant avec sa fille des relations de confiance lui avoue, bien avant qu’elle ne parte au couvent, l’existence de sa mine de plomb. En outre la proposition de mariage du comte de Peyrac, bien qu’étant motivée par la mine de plomb présente en dot dans le trousseau d’Angélique, n’intervient pas sur demande du baron mais sur celle du comte.

– Lors de la scène où Angélique offre sa virginité à son ami d’enfance, elle ne se ravise pas au dernier moment, mais est bien interrompue par le fidèle Guillaume. Par ailleurs, celui-ci n’est pas tué par le jeune Nicolas qu’il met néanmoins en fuite.

– Si l’accent est mis dans la version filmique sur la douleur qu’éprouve le comte lorsque sa femme le rejette lors de sa nuit de noces, dans le livre rien de tout cela. Au contraire, le comte prend la chose avec philosophie et même un humour des plus mordants.

– La scène du viol au Louvre est quant à elle totalement transformée. En effet, De Vardes, dans le livre, profite certes de la faiblesse de la jeune femme qui vient d’échapper à une tentative d’assassinat, mais ne la frappe pas pour autant. Plus important encore, Angélique nous est même montrée sous un jour ambigu, puisqu’elle n’est pas sans y prendre un certain plaisir (ce que le film se garde bien de mettre en évidence).

– L’épisode qui connaît le plus grand bouleversement est celui de la scène finale du film. Nicolas, devenu Calembredaine tente de faire évader le comte de Peyrac sur le chemin menant en place de Grève, à la suite d’un pacte passé avec Angélique. Or, cet événement est totalement inventé. Aucune tentative d’évasion n’est fomentée. De surcroît, la rencontre entre la jeune femme et Calembredaine n’intervient que plus tard, dans le second tome du cycle. Bien sûr l’effet dramatique induit par un tel choix s’inscrit également dans le même souci d’une recherche de sentimentalisme.


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