Astéroïde (27968) Bobylapointe en approche

Auteur-interprète-acteur surtout connu pour ses textes parsemés de calembours, contrepèteries,… dès son adolescence, Boby Lapointe, de son vrai nom Robert Jean-François Joseph Pascal Lapointe, se révèle un farceur fantasque, prenant plaisir à narguer le bourgeois et à ridiculiser la société bien-pensante et le clergé, mais son rêve est de voler. 

Bon en sciences tout en se révélant casse-cou avec des engins (plus ou moins) volants qu’il conçoit, réalise et essaie, sans se soucier des fractures qu’il accumule ni des hospitalisations subséquentes, il créa même vers la fin de sa vie un mode de calcul basé sur le binaire, appelé la numération Bibi, qui préfigure une voie que suivra l’évolution de l’informatique.

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, il est envoyé en Autriche dans un camp de travailleurs, dont il s’évade, puis se fond dans la nature sous différents noms d’emprunt, dont Robert Foulcan.

Son amour des mots et son envie d’écrire le poussent, à partir de ce moment, à composer des chansons dont le style est très marginal, trop intellectuel , pour qu’on lui donne facilement sa chance.

Au début de l’après-guerre, il se marie, a des enfants, s’installe à Paris, y divorce après la fermeture de son magasin, change de métier, sans arrêter l’écriture. 1954: Boby Lapointe débute officiellement sa carrière musicale via le film Poisson d’avril ; on appelle ça la destinée. Il fait ses grands débuts en tant que chanteur dans un cabaret parisien, Le Cheval d’Or, et y croise notamment Georges Brassens avec qui naît une sympathie réciproque.


Plus de (La)pointe d’humour par ici, et pour bien cerner le personnage, voici 2 citations de ces amis, Georges Brassens et Pierre Maguelon :

« Ce satané Boby Lapointe, depuis qu’il a tourné le coin, à Pézenas comme à Paris ses copains et admirateurs ont du mal à s’y habituer. En ce qui me concerne, les soirs où son amitié et sa bonhomie me manquent un peu, je fais comme si rien n’était, j’écoute ses chansons pour qu’il continue à vivre, le bougre, et il continue. Mon vieux Boby, putain de moine et de Piscénois, fais croire à qui tu veux que tu es mort ; avec nous les copains ça ne prend pas. » « Autour des années 60-65, nous faisions tous deux partie d’une tournée de Georges Brassens. Nous voyagions par deux ou trois dans des voitures particulières ; je partageais celle de Pierre Nicolas, le bassiste de Georges, et nous avions souvent des difficultés d’itinéraire. Nous nous arrêtions pour consulter la carte. J’affirme qu’après avoir pourtant constaté que nous étions sur la bonne route, dans la bonne direction, il nous est arrivé à plusieurs reprises de voir surgir en sens inverse la voiture de Boby qui nous saluait par le toit ouvrant, en continuant sa route. Inutile de dire que nous étions inquiets le soir à l’étape de savoir s’il serait à l’heure pour le spectacle. Il était là, gaillard, serein, arrivé avant nous, mais toujours secret sur ses mystérieux itinéraires.»

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