L’homme à la pipe

Georges Brassens est un poète auteur-compositeur-interprète, mort bien trop tôt, voici 35 ans ; pour preuve qu’encore de nombreux manifestations lui sont toujours consacrées toute l’année et à travers toute la France, voire au-delà de ses frontières, comme à Basdorf (Allemagne). Tout au long de sa carrière, Brassens aura repris, mis en chansons et interprété ou simplement dit les textes de nombreux poètes. Parmi eux, Louis Aragon, Victor Hugo, Alphonse de Lamartine, Paul Fort, Alfred de Musset, et j’en passe.

Auteur de chansons populaires françaises, parmi lesquelles Le Gorille, Les Copains d’abord, Les Amoureux des bains publics, Brassens n’aime pas user ses culottes sur les bancs de l’école. Rêveur en classe,  il préfère les jeux, les bagarres, les bains de mer et les vacances. Afin que son carnet de notes soit meilleur, sa mère lui refuse des cours de musique. Il ignorera donc tout du solfège, mais cela ne l’empêche pas de griffonner des chansonnettes sur ses premiers poèmes.

Le père de Georges est un homme paisible, généreux, libre-penseur, anticlérical et doté d’une grande indépendance d’esprit, au contraire de sa femme qui loue un énorme respect pour la religion. Mais le goût de la chanson les unis. Et d’ailleurs, tout le monde chante à la maison.

“Après avoir été renvoyé de l’école, je crois qu’il m’a donné là une leçon qui m’a aidé à me concevoir moi-même : j’ai alors essayé de conquérir ma propre estime. […] J’ai tenté, avec mes petits moyens, d’égaler mon père. Je dis bien tenté…”

“J’y étais bien, et j’ai gardé, depuis, un sens de l’inconfort tout à fait exceptionnel.”

La personnalité de Brassens a déjà ses traits définitifs : la dégaine d’ours mal léché, la pipe et les moustaches, le verbe libre, imagé et frondeur et pourtant étroitement soumis au carcan d’une métrique et d’un classicisme scrupuleux, le goût des tournures anciennes, le culte des copains et le besoin de solitude, une culture littéraire et chansonnière pointue, un vieux fond libertaire, hors de toute doctrine établie, mais étayé par un individualisme aigu, un antimilitarisme viscéral, un anticléricalisme profond et un mépris total du confort, de l’argent et de la considération. Il ne changera plus.

L’écrivain René Fallet, dans Le Canard enchaîné :

Touché, Brassens lui écrit pour le remercier et lui demander de venir le voir aux “Baudets”. Leur rencontre sera le début d’une amitié qui durera le restant de leur vie…

“Je ne pense pas être un poète… Un poète, ça vole quand même un peu plus haut que moi… Je ne suis pas poète. J’aurais aimé l’être comme Verlaine ou Tristan Corbière.”

On lance la vidéo ci-dessous, on ferme les yeux et on apprécie le moment présent.


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