La Gloire de mon père


“J’avais la passion des mots ; en secret, sur un petit carnet, j’en faisais une collection, comme d’autres font pour les timbres. J’adorais “grenade, fumée, bourru, vermoulu” et surtout “manivelle” : et je me les répétais souvent quand j’étais seul, pour le plaisir de les entendre.“

La Gloire de mon père est le premier tome des Souvenirs d’enfance, une autobiographie romancée de Marcel Pagnol, paru en 1957, et dont Yves Robert en fit un film en 1990.

Marcel Pagnol raconte son enfance, sa naissance à Aubagne en Provence (France), et les origines de ses parents Joseph et Augustine. Son père Joseph Pagnol, instituteur, est nommé à l’école du Chemin des Chartreux et la famille s’installe à Marseille. Tous les jeudis et tous les dimanches, il fait une promenade dans le parc Borély, au bord de l’étang avec sa tante Rose. C’est d’ailleurs là qu’elle rencontre l’oncle Jules qui se fait passer auprès de l’enfant pour le propriétaire du parc.

Tout semble opposer l’instituteur anticlérical au truculent et catholique oncle Jules, pourtant les deux familles décident de louer ensemble une maison de campagne dans la garrigue, la Bastide Neuve pour y passer les vacances d’été. Après un long trajet dans les chemins, derrière la mule tirant les meubles et les provisions nécessaires au séjour, ils parviennent à cette petite villa située aux Bellons après le village de la Treille. Ces vacances sont une révélation pour le jeune Marcel qui tombe amoureux des collines, de sa végétation sauvage, de ses massifs de roche : Garlaban, Tête Rouge, le Taoumé.

Il suit en secret Joseph et Jules partis sans lui faire l’ouverture de la chasse, et après s’être égaré, il finit par retrouver les chasseurs au son des coups de fusil tirés par son père qui abat deux bartavelles. Ce doublé magnifique fait la renommée de Joseph dans le village de la Treille, pour la plus grande fierté de son fils.

Le curé du village veut prendre une photo de Joseph, Marcel et des bartavelles, qu’ils garderont en souvenir pour la vie, en contradiction flagrante avec les moqueries antérieures de l’instituteur envers un de ses collègues qui s’était fait photographier avec un poisson de taille exceptionnelle qu’il avait pêché.

Ce film est tout bonnement une pure merveille de simplicité et de bonheur à l’état brut (comédiens, musique, décors,…), je n’ai pas d’autres mots si ce n’est : regardez-le !


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