La parodie du quotidien

Le Gorafi (anagramme de Le Figaro) est un site d’information parodique, créé en mai 2012 durant la campagne présidentielle française. Les articles du Gorafi commentent des évènements réels ou imaginaires d’une manière satirique et décalée, reprenant la plupart des codes de la presse.


http://www.legorafi.fr/


Le site présente le journal comme datant de 1826, issu d’une scission après un conflit d’intérêt au sein de la rédaction du Figaro et nommé Gorafi du fait de la dyslexie de son fondateur Jean-René Buissière.

À compter du printemps 2014, et ce pendant 1 an, Le Gorafi anime une chronique du Grand Journal, de deux à trois fois par semaine, le plus souvent le lundi (« le lundi, c’est Gorafi », dixit Antoine de Caunes), le mercredi et le vendredi. Les émissions se basent sur une ou deux chroniques développées autour d’une thématique chacune. La première thématique fait l’objet d’un traitement d’une actualité détournée ou décalée présentée sur un ton satirique par l’un des deux co-fondateurs du Gorafi : Pablo Mira, d’une durée allant de deux à quatre minutes. Ce dernier rebondit parfois sur un deuxième sujet qui, celui-ci, est augmenté d’une enquête sous forme de reportage avec des images vidéo, illustrée par des micro-trottoirs ou des avis d’experts.


http://www.legorafi.fr/


Plusieurs articles du Gorafi ont été pris au sérieux par des lecteurs crédules, et certains ont même eu un écho dans la presse traditionnelle.

Outre l’article très relayé sur Baumgartner, un autre article s’est retrouvé au centre des attentions, celui sur un homme qui aurait été placé en garde à vue à la suite d’une attitude trop polie dans le métro parisien, L’Indépendant relaie ainsi que « quelques sites nationaux parmi les plus réputés ont ainsi été pris dans le piège tendu par Le Gorafi » soulignant que peu de monde semblent lire les avertissements du site et reprennent les articles comme de véritables informations.

En mars 2013, un faux reportage du Gorafi sur une boulangère toulousaine qui aurait fusillé un client lui demandant un pain au chocolat crée une polémique parmi des lecteurs ayant cru la nouvelle véridique, et suscite alors des commentaires dans la presse régionale sur la montée de la délinquance à Toulouse et des condamnations des supposés agissements de la boulangère.

Malgré ces reprises, les rédacteurs du Gorafi interrogés par Télérama ont expliqué « ne pas se sentir responsables de la crédulité des gens ». Le caractère humoristique des articles est indiqué dans la page « À propos » du site.


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