La vie est un long fleuve “tranquille”

Bernard Lavilliers, de son vrai nom Bernard Oulion, est un auteur-compositeur-interprète dont l’éducation joue un grand rôle dans son approche de la musique. Il explique que ce sont ses parents qui lui ont donné la passion pour les rythmes tropicaux, le jazz portoricain, la musique classique et la poésie. À quinze ans, il fait un séjour en maison de correction : « À cette époque de ma vie, je me cherchais : je ne savais pas si je serais gangster, boxeur ou poète… ».

(LP/Jean-Baptiste Quentin.)


À ses 18 ans, il participe à Saint-Étienne à Nocturne, un premier montage (textes-chansons) créé par la troupe Duk (dirigée par Pierre-René Massard), aux côtés d’un autre jeune Stéphanois, Alain Meilland, futur cofondateur du Printemps de Bourges auquel il participera à de nombreuses reprises. À 21 ans, Bernard Oulion commence à chanter dans les cabarets de la rive gauche à Paris ou à Bordeaux.

Son premier album, Chanson pour ma mie, sort en 1968, avec en titre son prénom et un énigmatique « Lavilliers », qui deviendra son nom de scène. Pendant les évènements de mai 1968, il chante dans les usines occupées de la région lyonnaise. Sillonnant alors la France et éprouvant des difficultés à percer dans la musique, il joue quelques mois dans des cabarets de province ; au mois de juin 68, il fait la manche en Bretagne. Il exerce plusieurs petits boulots (restaurateur, gérant de boite de nuit,…) et se marie en 1970.


Il sort son deuxième album en 1972, Les Poètes et commence à avoir une certaine notoriété, qui se confirme, en 1975, avec Le Stéphanois (et notamment les titres San Salvador et Saint-Étienne). La consécration intervient en 1976 avec Les Barbares. Il décrit cet album comme le tournant musical de sa carrière. On y découvre en effet un mélange musical allant du rock au funk en passant par les rythmes tropicaux. C’est à cette période qu’il rencontre Léo Ferré, un modèle pour lui.

À la faveur d’une tournée commune en 1977, les deux hommes deviennent amis. La fin des années 1970 est une période prolifique pour Lavilliers car il s’installe à Saint-Malo, achète un bateau et part pour la Jamaïque, puis New York et le Brésil. Il revient alors en France avec l’album O gringo qui reste aujourd’hui un de ses plus célèbres disques.

La légende de Bernard Lavilliers, musculeux voyageur des quartiers louches des Amériques, s’est forgée sur cet album exotique et notamment sur la photo de la pochette où on le voit rire dans une chambre minable, une carte de New York et un revolver posés dans une valise. Cet album est celui de la reconnaissance musicale et du succès. Les rythmes reggae, salsa et traditionnels brésiliens font de ce disque un album éclectique. De cet album suit une grande série de concerts et il joue notamment dans le cadre du premier festival de jazz de Montréal en 1980.


Pour découvrir la suite de sa grande carrière, rendez-vous sur son site officiel !

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