Le corbeau et le renard カラスと狐

Jean de La Fontaine est un poète français de grande renommée, principalement pour ses Fables, qu’il écrit en s’inspirant des fabulistes de l’Antiquité gréco-latine.


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Le brillant maniement des vers et la visée morale des textes, parfois plus complexes qu’il n’y paraît à la première lecture, ont déterminé le succès de cette œuvre à part et les Fables de La Fontaine sont toujours considérées comme un des plus grands chefs-d’œuvre de la littérature française et constituant la principale œuvre poétique de la période classique. Le tour de force de La Fontaine est de donner par son travail une haute valeur à un genre qui jusque là n’avait aucune dignité littéraire et n’était réservé qu’aux exercices scolaires de rhétorique et de latin.


Jean de La Fontaine passe ses premières années à Château-Thierry dans l’hôtel particulier que ses parents ont acheté en 1617 au moment de leur mariage et que le poète gardera jusqu’en 1676. Classée monument historique en 1887, la demeure du fabuliste abrite aujourd’hui le musée qui lui est consacré.


En 1658, il entre au service de Fouquet, Surintendant des Finances, qu’il soutiendra par ses écrits après son arrestation ordonnée par Louis XIV lui-même.


En 1664, il passe au service de la duchesse de Bouillon et de la duchesse douairière d’Orléans, et partage alors son temps entre Paris et Château-Thierry en qualité de gentilhomme, lui assurant son anoblissement. C’est le moment où La Fontaine fait une entrée remarquée sur la scène littéraire publique avec un premier conte, tiré de l’Arioste, Joconde.


En 1674, La Fontaine se lance dans un nouveau genre : l’opéra, avec un projet de collaboration avec Jean-Baptiste Lully, qui avorte.


C’est l’occasion d’une violente satire de La Fontaine contre Lully, registre rare dans son œuvre, dans un poème intitulé Le Florentin, Lully étant originaire de Florence. La même année, un recueil de Nouveaux Contes est publié – mais cette fois-ci, sans qu’on sache très bien pourquoi, l’édition est saisie et sa vente interdite : si La Fontaine avait chargé le trait anticlérical et la licence, reste que ces contes demeuraient dans la tradition du genre et dans une topique qui rendait relativement inoffensive leur charge.


Après deux recueils de Contes, c’est à nouveau un recueil de Fables choisies et mises en vers que publie La Fontaine en 1678 et 1679, cette fois-ci dédié à Madame de Montespan, maîtresse du Roi. Le fabuliste a éclipsé le conteur. La crispation religieuse de la fin du règne de Louis XIV, et plus tard la pudibonderie du XIXème siècle, ont mis dans l’ombre ces contes licencieux dont le défi poétique consiste à jouer de l’implicite pour (ne pas) nommer la sexualité, à “dire sans dire”, dans un jeu de dérobade et de provocation reposant sur la complicité du lecteur.


Mort en 1695, La Fontaine avait composé lui-même son épitaphe, où il s’attribue un caractère désinvolte et paresseux. Cette paresse revendiquée peut être associée à la facilité de ses œuvres, qui n’est pourtant qu’apparente :

Jean s’en alla comme il étoit venu,Mangeant son fonds après son revenu ;Croyant le bien chose peu nécessaire.Quant à son temps, bien sçut le dispenser :Deux parts en fit, dont il souloit passer. L’une à dormir, et l’autre à ne rien faire.

Et connaissez-vous assez le XVIIIème siècle pour avoir entendu parler de Florian, le fabuliste français ? Inconnu, c’est peut-être beaucoup dire, mais certainement mal connu, Florian a beaucoup souffert d’être comparé à Jean de La Fontaine. Ecrasé par le poids de son ainé, il jouit tout de même d’une grande reconnaissance.


Ainsi le critique Dussault écrit dans ses Annales littéraires : « Tous ceux qui ont fait des fables depuis La Fontaine ont l’air d’avoir bâti de petites huttes sur le modèle et au pied d’un édifice qui s’élève jusqu’aux cieux : la hutte de M. de Florian est construite avec plus d’élégance et de solidité que les autres, et les domine de quelques degrés ».


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