Lorelei sebasto cha

Hubert-Félix Thiéfaine est un auteur-compositeur-interprète bourguignon.

Après des études de droit et de psychologie, il va à Paris tenter sa chance dans les cabarets rive gauche en 1971.

7 ans plus tard, il sort son premier album, Tout corps vivant branché sur le secteur étant appelé à s’émouvoir, composé de morceaux écrits dix ans auparavant, avec la collaboration du groupe Machin.. À partir de 1980, Thiéfaine s’oriente vers un style plus rock : citons l’album Soleil cherche futur, qui a connu un certain succès avec la chanson Lorelei sebasto cha. Depuis 1996, sa musique, volontiers mélancolique, s’ouvre aux nappes de synthétiseurs.

En 2000, Thiéfaine signe le texte de deux chansons d’un album de Paul Personne. Son propre album, Scandale mélancolique, sorti en 2005, fait volontiers référence à un passé tantôt heureux, tantôt difficile, à un avenir incertain, ou encore à son inspiration personnelle (le Jeu de la folie). Sur cet album, Thiéfaine a choisi de collaborer avec de nouveaux musiciens, dont ceux de Zazie, et a laissé le soin à la jeune génération d’auteurs-compositeurs français, au nombre desquels on peut citer Cali ou encore Mickey 3D, de composer les musiques.

Bien que peu présent dans les grands médias, Hubert-Félix Thiéfaine connaît un succès relativement important depuis le début de sa carrière : ses albums sont pratiquement tous consacrés disques d’or et ses concerts font régulièrement le plein, grâce à la fidélité et l’attachement de son public. Il reçoit d’ailleurs le grand prix de la chanson française de la SACEM, alors que Suppléments de mensonge obtient à l’automne 2011 un disque platine, aussi récompensé aux Victoires de la musique 2012 dans la catégorie Album de chansons. Il obtient également la Victoire du meilleur interprète masculin de l’année 2012.

La plupart de ses textes sont des odes à la vie, ou du moins, à la manière de l’approcher, et à la mort. Entre ces deux extrêmes, on rencontre l’éloge de la folie, de la littérature, du sexe, de la drogue, et malgré tout, du genre human,…

L’une de ses chansons les plus connues, La Fille du coupeur de joints, figurant sur son premier album, traite, sous un aspect enjoué, de l’amour et de la consommation de cannabis. L’imagerie des « consommateurs de substances psychotropes » est un des thèmes récurrents de son œuvre, notamment dans Solexine et Ganja, Exil sur la planète fantôme,…

Parmi ses grands classiques, Alligators 427, une ironique ode à la mort inspirée par la peur du nucléaire et par une alerte médicale, ou encore Les Dingues et les Paumés ode à l’amour et aux écorchés-vifs.

Chanteur-poète écorché vif, évoluant toujours aux marges du langage institué, il tire son inspiration d’écrivains comme Rimbaud, Baudelaire ou Lautréamont, qu’il cite dans ses textes. Son style sur les traces de Boris Vian, sa créativité n’ont jamais perdu l’humour truculent (Psychanalyse du singe), voire le non-sens (22 mai) de ses débuts, mais le cynisme (La Terre tremble) et le désespoir (Crépuscule-transfert) y ont une part plus importante. Il sait célébrer tous les plaisirs (Sentiments numériques revisités) : sexe, drogues… et rock’n’ roll.

Hubert-Félix Thiéfaine est le maître des ambiances à la fois décadentes (Cabaret Sainte-Lilith) et charmeuses, rejoignant souvent la puissance imaginaire et artistique d’un Manset, d’un Gainsbourg ou d’un Léo Ferré, mais il ne trouve pas uniquement ses influences dans la poésie française. Les auteurs de la beat generation forment une part importante de cette influence.


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