Quand Louis fait sa Bar Mitzvah

Les Aventures de Rabbi Jacob est une comédie franco-italienne de 1973 réalisée par Gérard Oury vue par 7.300.000 personnes au cinéma, mais toujours indémodable à la télévision depuis 42 ans, un vrai et pur moment de bonheur cinématographique.

Et si j’ai choisi le jour de la fête de la musique pour vous présentez ce film, c’est parce que la scène de la danse (que vous retrouverez en fin d’article) est magnifique.

Pour faire un court résumé du film, le vénéré rabbin ashkénaze Rabbi Jacob et son secrétaire Samuel sont en route pour l’aéroport JFK de New York afin de se rendre à Paris pour la Bar Mitzvah du jeune David Schmoll.

Au même moment, en France, l’industriel catholique Victor Pivert, personnage au caractère vif et aux idées assez traditionnelles voire racistes et qui se prépare à marier sa fille Antoinette au fils d’un général, catholique également, rentre de week-end, se permettant de doubler illégalement des voitures lors d’un embouteillage et insultant des automobilistes étrangers.

Mais alors qu’il rentre sur la capitale avec son chauffeur Salomon, dont il découvre avec stupeur qu’il est juif, il est victime d’une sortie de route. Resté seul après avoir congédié son employé qui refusait de travailler durant le Shabbat, Pivert s’en va chercher de l’aide, et aboutit dans une usine de chewing-gum où il assiste inopinément à un règlement de comptes entre les membres d’une police d’État d’un pays arabe et un dissident politique, Mohammed Larbi Slimane, que ceux-là veulent éliminer.

Slimane parvenant alors à s’échapper entraîne, malgré lui dans sa cavale, Pivert devenu son “otage” et qui se retrouve de surcroît aussi bien recherché par la police française, dont l’enquête a été confiée au commissaire Andréani, que par la police secrète du pays arabe menée par le sinistre Farès, Pivert étant accusé du meurtre de deux acolytes de Farès que Slimane a tués.


Voici donc les bases de l’histoire où Pivert et Slimane tenteront d’échapper à bien des dangers en prenant l’identité et les vêtements de Rabbi Jacob et Samuel. Mais les quiproquos seront de mises, avec de délicieuses scènes de vaudeville toutes plus drôles les unes que les autres.

Au casting : Louis de Funès, Henri Guybet, Claude Piéplu, Miou-Miou, Claude Giraud,…

Et voici quelques anecdotes autour du film :

  1. Rémy Julienne, le célèbre cascadeur que l’on ne présente plus, a réglé l’une des cascades les plus compliquées de sa carrière dans laquelle la Citroën DS de Pivert évite un gros poids lourd, sort de route et tombe dans un lac. Il était accompagné par une équipe qui se trouvait sous l’eau dans le lac pour empêcher la voiture de couler.

  2. Ce film emprunte au vaudeville ses grosses ficelles, dans le comique de situation comme dans l’emboîtement des intrigues, comme la danse hassidique et la bénédiction que David, le jeune Juif, reçoit du faux rabbi Jacob (sauf que la formule employée « je te bénis David » devrait être la formule biblique Nombres 6, 24-26 « que l’Éternel te bénisse »), ou la poignée de mains entre Salomon et Slimane (en toute connaissance de cause, cette fois-ci). De même, toujours dans la partie qui se déroule rue des Rosiers, le salut du faux Rabbi Jacob aux familles présentes. Rabbi Jacob est dans le cinéma français une illustrations de l’humour juif.


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