Quand t’es dans le désert

Jean-Patrick Capdevielle est un auteur-compositeur-interprète qui, à la croisée des influences américaines et anglaises, construit à travers ses premiers albums une œuvre singulière, portée par une voix rauque aux accents faubouriens, et des textes aux images sombres et poétiques, à la fois anars et visionnaires. Le tout sur des rythmiques inspirées, dont les guitares enlevées et les touches de saxo nous promènent de la scène londonienne des sixties aux clubs new-yorkais de la fin des seventies. Avant d’être chanteur, Jean-Patrick Capdevielle a été journaliste, puis directeur artistique. Dans les années 1960, il voyage aux USA, puis vit à Londres et il y devient un ami proche d’Eric Clapton.

En 1970, il part s’établir à Ibiza, où il s’adonne à la peinture et la composition musicale. En 1978, il adresse à une maison de disques ses premières maquettes. Le 45 tours Solitude, qualifié de « reggae en français , rencontre alors un succès certain. En août de l’année suivante sort le premier album de Capdevielle, Les Enfants des ténèbres et les Anges de la rue, dont est extrait un 45 tours mettant en exergue la chanson Tout au bout de la ville. C’est pourtant la chanson de la face B, intitulée Quand t’es dans le Désert, préférée par les programmateurs radios, qui devient un succès. Plus de 30 ans après, ce single reste une des chansons préférées de ses fans et demeure dans les mémoires.

On note dès ce premier album la thématique de la femme “fatale” qui va s’avérer omniprésente dans toute l’œuvre de Capdevielle. Ses deux premiers albums sont toujours classés parmi les “100 disques essentiels du rock français”. Extraite de l’album Deux, la chanson C’est dur d’être un héros est un véritable succès, mais plus encore la chanson Oh, Chiquita : le 45 tours se vend mieux encore que celui de Quand t’es dans le désert. Les titres La cité fantôme, Ton monde est vieux, Crachez la monnaie ou Les sables mouvants sont particulièrement percutants, et la chanson Barcelone est considérée par de nombreux admirateurs comme une véritable réussite.

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Capdevielle défie les critiques en 1982 avec un album au titre explicite : L’ennemi public. Les paroles de la première chanson, tout aussi explicitement titrée T’es pas fait pour ça, décrivent bien la situation : « Ils t’ jugent au nom des lois qu’ils inventent, Pour eux, t’es toujours sur la sale pente, Faut quitter ton manège Si personne te protège, Ils pèsent ta rage au poids d’ leurs combines Paraît qu’on doit tout vendre en vitrine, Faut savoir ramper par terre Pour dev’nir un vrai chanteur populaire. » L’album propose deux titres « vivifiants » L’homme de paille, La vie passe comme une rivière et un hymne à la gloire du rock, titré Qu’est-ce qui va rester (quand le rock’n’roll aura cessé d’exister) ?, qui connaît un certain succès.

Après 1983, Jean-Patrick Capdevielle surprend, et désoriente même une partie de son public, avec des albums très différents des trois premiers. C’est ainsi le cas de Mauvaises fréquentations : à côté de morceaux comme Halloween et Caricature, Capdevielle propose une série de chansons très personnelles, sombres, sobres voire minimalistes, comme Pas bien rose, Sous trop d’étoiles, Les ghettos dansent, Drôle de guerre, ou comme l’introspectif et nostalgique Dimanche treize.

Crédit photo : Facebook officiel / Catherine Beudaert


Après d’autres albums, Capdevielle explore ensuite le blues rock, et parallèlement à sa carrière d’auteur-compositeur-interprète, il anime une émission de variétés, puis tourne en tant que comédien dans un téléfilm et monte avec Paco Rabanne une maison de production, “Cadrages”.

Il est également… STOP !!! Plus d’information ici pour cet homme aux multiples visages (^^)


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