Résistant et fier d’être français

Jean Pierre Moulin, haut fonctionnaire et résistant français refusant l’occupation nazie rejoint ,en septembre 1941, l’organisation de résistance “la France libre” à Londres.

À l’issue de quelques entretiens, il est envoyé à Lyon par Charles de Gaulle pour unifier les mouvements de la Résistance. Il est arrêté à Caluire-et-Cuire, dans la banlieue de Lyon, en juin 1943 et conduit au siège de la Gestapo à Lyon où il est torturé ; il est ensuite transféré à la Gestapo de Paris. Il meurt dans le train qui le transporte en Allemagne peu avant le passage de la frontière, le 8 juillet 1943.

Il dirigea le Conseil national de la Résistance durant la Seconde Guerre mondiale. Il est souvent considéré comme l’un des principaux héros de la Résistance. Un cénotaphe lui est dédié au Panthéon où se trouvent les tombeaux des grands hommes de la République française.

Etudiant, il s’inscrit à la faculté de droit, et grâce aux relations de son père, il est nommé attaché au cabinet du préfet de l’Hérault Quittant son milieu familial, il se met à fréquenter des artistes (il excelle dans le dessin, au point de pouvoir vendre dessins, aquarelles ou caricatures à des journaux), se passionne pour les voitures de sport, les beaux vêtements et le ski.

La qualité de son travail l’amène à être promu chef-adjoint de cabinet fin 1920. En 1921, il obtient sa licence en droit. Parallèlement, il devient vice-président de l’assemblée générale des étudiants de Montpellier (section locale de l’UNEF) et membre des Jeunesses laïques et républicaines.

Par la suite, il occupe plusieurs postes dans différentes administrations jusqu’à devenir préfet d’Eure-et-Loir en 1939. Après la déclaration de guerre, il demande à plusieurs reprises à être dégagé de ses fonctions de préfet, persuadé, comme il l’écrit, que sa « place n’est point à l’arrière, à la tête d’un département essentiellement rural». Il se porte donc candidat à l’école des mitrailleurs en allant à l’encontre de la décision du ministère de l’Intérieur qui l’oblige dès le lendemain de son incorporoation à reprendre immédiatement son poste de préfet, d’où il s’emploie, dans des conditions très difficiles, à assurer la sécurité de la population. Devant l’arrivée imminente des Allemands dans Chartres, Jean Moulin écrit à ses parents, le 15 juin 1940 : « Si les Allemands — ils sont capables de tout — me faisaient dire des choses contraires à l’honneur, vous savez déjà que cela n’est pas vrai».

L’année suivante, arrêté, puis relâché, il part donc en Angleterre. Après un entraînement, il revient en France et intègre les Mouvements unis de la Résistance. Il utilise ensuite ses dons artistiques pour se créer une couverture de marchand de tableaux et ouvre la galerie d’art « Romanin » — pseudonyme d’artiste de Jean Moulin — à Nice.

Après plusieurs allers-retours entre la France et Londres, Jean Moulin parvient à se faire admettre comme chef du CNR qui réunit les dirigeants de tous les groupes de la résistance française. L’arrestation de Jean Moulin le 21 juin 1943 fait encore à ce jour l’objet de nombreuses interrogations. À l’issue d’investigations et de manipulations menées par différents services allemands, elle intervient dans le contexte des fortes tensions entre composantes de la Résistance et dans celui de communications entre les services de renseignements de l’administration de Vichy, de la Résistance et de l’Allemagne.

Jean Moulin est interné avec les autres responsables de la Résistance et quotidiennement conduit au siège de la Gestapo de Lyon afin d’être interrogé et torturé par le chef de la Gestapo, Klaus Barbie.

https://player.ina.fr/player/embed/I00013168/1/1b0bd203fbcd702f9bc9b10ac3d0fc21/wide/1Jean Moulin « Pendant sept heures j’ai été mis à la torture physiquement et mentalement. Je sais qu’aujourd’hui je suis allé jusqu’à la limite de la résistance. Je sais aussi que demain, si cela recommence, je finirai par signer. (…)Et pourtant, (…) je ne peux pas être complice de cette monstrueuse machination. (…) Je ne peux pas sanctionner cet outrage à l’Armée Française et me déshonorer moi-même. (…)Je sais que le seul être humain qui pourrait encore me demander des comptes, ma mère, (…) me pardonnera lorsqu’elle saura que j’ai fait cela pour que des soldats français ne puissent pas être traités de criminels et pour qu’elle n’ait pas, elle, à rougir de son fils. » 

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