Retiens la nuit

Johnny Hallyday, pseudonyme de Jean-Philippe Smet, est un chanteur, compositeur et acteur qui après plus de 55 ans de carrière est l’un des plus célèbres chanteurs francophones et l’une des personnalités les plus présentes dans le paysage médiatique français.


Son apport à la scène française est important. D’abord décrié puis reconnu, il impose sa marque et transforme le tour de chant traditionnel en un véritable spectacle. En dehors des pays francophones, s’il ne parvint pas durablement à s’imposer malgré plusieurs tournées à succès, notamment en Amérique du Sud, sa réputation d’homme de scène franchit en revanche les frontières. Au niveau international, Hallyday est considéré comme le seul rock’n’roller non anglophone connu par un large public.

Sa longévité au premier plan, comme ses prestations vocales et scéniques, lui attirent la reconnaissance de ses pairs. Il a enregistré plus de 1 000 titres, composé une centaine de chansons et vendu 110 millions de disques pour une discographie officielle qui compte 50 albums studio et 29 albums live.

À sa naissance, il ne porte pas le nom de son père, mais celui de sa mère. Début 1944, Léon Smet abandonne sa femme et son fils âgé de huit mois. À la demande d’Huguette, le couple se reforme le temps d’un contrat de mariage et d’une reconnaissance en paternité, le 7 septembre 1944, puis Léon part définitivement. À partir de cette date, l’enfant se nomme officiellement Jean-Philippe Smet9.

À 3 ans commence pour Jean-Philippe une vie d’enfant de la balle. Ses cousines sont des danseuses classiques et à partir de fin 1946, il vit à Londres durant deux ans. Desta épouse Lee Lemoine Ketcham, un danseur américain connu sous le nom de scène de Lee Halliday. Le trio de danse acrobatique, Desta, Menen et Lee, se produit à travers l’Europe jusqu’en 1949. Il devient ensuite duo, Desta et Lee se nommant alors « Les Halliday ». Père de cœur, Lee Halliday qui incarne le rêve américain le surnomme Johnny. Plus tard, au moment de choisir un nom de scène, c’est naturellement qu’il optera pour le nom de scène Johnny Halliday.

Soutenu par ses proches, notamment par Lee Halliday qui le produit, convaincu que cette musique rock’n roll peut s’imposer en France, ce dernier fait envoyer d’Amérique, par sa famille, des disques de rock. Ainsi, Johnny fait son apprentissage de rockeur et devient possesseur d’une collection de disques inconnus en France dont profitent de nombreux copains. Eddy Mitchell (LIEN) se souvient : « Johnny avait beaucoup de disques américains qu’on ne pouvait pas acheter en Europe, ce qui me permettait d’écouter tout ce que je ne pouvais pas écouter autrement, si bien qu’on passait souvent des après-midi et des soirées à écouter Presley, Bill Haley,… ».

Le 16 janvier 1960, Johnny Halliday signe un contrat avec Vogue. Son premier album sort la même année. Sur la pochette, son nom est, par erreur, orthographié avec deux y, graphie qui sera définitivement adoptée. T’Aimer follement, est la chanson promue. L’accueil des radios est très défavorable voire franchement hostile, Johnny provoquant un choc de générations.

Souvenirs, souvenirs offre au chanteur son premier succès, et il entame alors une tournée en première partie Sacha Distel durant laquelle on assiste aux premiers mouvements de foule. Ses prestations sont marquées par de nombreuses mini-émeutes, émaillées de multiples dégradations par ses admirateurs. La presse, unanimement hostile, parle d’hystérie collective pour dépeindre l’ambiance de ses galas.

Autour de Johnny Hallyday est organisé en 1961 le premier festival international de rock en France dans une ambiance survoltée et lance véritablement le genre musical en France.

Les succès s’enchaînent et il lance le twist avec Laissez-nous twister, Pas cette chanson, Elle est terrible et surtout L’idole des jeunes, une appellation qui désormais, va durablement lui coller à la peau.


Nos ne sommes qu’au milieu des années 1960, et Johnny connaît un premier creux dans sa carrière quand il évolue vers le rhythm and blues, mais pas pour longtemps.

Il recommence à enchaîner les succès, ses groupies se font toujours plus nombreuses et au début des années 1970, Johnny Hallyday s’oriente vers un rock plus dur, plus violent, plus engagé., passant ensuite à la country.

Il est vraiment de tous les courants musicaux, et ça lui va comme un gant.

Sa carrière est tellement énorme que je vais m’arrêter là, et vous laisser découvrir via ce lien l’étendue immense de son talent et de sa renommée, pas forcément toujours au beau fixe, mais constante dans le coeur des fans, tout en changeant d’image en vieillissant, et en tournant dans des films ou séries TV (LIEN).


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